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Le fjord du Saguenay : une biodiversité d’exception qui reste à étudier

24 avril 2024

Entrevue de Radio-Canada avec Philippe Archambault, professeur d’écologie marine à l'Université Laval et Émilie Saulnier-Talbot, professeure au Département de géographie et titulaire de la Chaire de recherche sur les écosystèmes côtiers et les activités portuaires, industrielles et maritimes.

Le Saguenay, c’est une rivière qui cache un océan, une mince couche d’eau douce qui glisse à la surface des eaux froides et salées qui remontent à partir du Saint-Laurent. C’est un écosystème riche et complexe, mais méconnu. C’est aussi un territoire habité par l'humain, où la nature se frotte à l’industrie lourde.

Pour préserver le fragile équilibre du fjord du Saguenay et mieux évaluer l’impact des activités humaines, il faut découvrir quelles formes de vie y habitent et comment elles interagissent. C’est la mission que s’est donnée le Groupe de recherche sur l’écosystème du fjord du Saguenay (GREFS).

L’idée derrière le projet est toute simple : récolter des données, cataloguer les espèces et comprendre leurs interactions. Une approche typique des naturalistes d’un autre siècle, mais avec des instruments ultramodernes.

Il n’y avait jamais eu de travaux pour étudier le fjord du Saguenay d’un bout à l’autre. On étudie les organismes vivants dans les sédiments, à la surface, sur les parois. On étudie leur alimentation et leurs migrations, et on vient aussi ajouter tous les stresseurs, autant humains qu’environnementaux.

C’est un projet de longue haleine, lancé en 2022, qui compte sur la collaboration de plusieurs scientifiques, dont Pascal Sirois, qui dirige la Chaire de recherche sur les espèces aquatiques exploitées. Il apporte au groupe son expertise des lacs et des rivières.

Quand on lui demande pourquoi il s’est joint au projet, il répond d’emblée : Parce que c'est beau. Et je pense que c'est important d'étudier les choses que l'on aime!

Le GREFS peut aussi compter sur la collaboration d'Émilie Saulnier-Talbot, qui porte plusieurs chapeaux : elle est professeure à la fois de géographie et de biologie à l’Université Laval, et titulaire de sa Chaire de recherche sur les écosystèmes côtiers et les activités portuaires, industrielles et maritimes. Sa spécialité est de retracer les changements dans l’environnement au fil du temps, comme les variations de température et de salinité de l’eau, ou encore l’arrivée de contaminants.

Lire la suite sur le site de Radio-Canada

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