Moins toxique, plus durable : une innovation transforme le traitement du bois
Crédit photo : Yan Doublet
Des bancs publics aux modules de jeux, de nombreuses installations en bois doivent être protégées contre les intempéries. À la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique, le professeur Pierre Blanchet et son équipe ont contribué au développement d’un traitement plus écologique que les approches traditionnelles, récemment commercialisé par l’entreprise québécoise Société Laurentide.
Surnommé « traitement Pépin » en l'honneur de l'étudiant qui l'a élaboré, ce procédé se démarque par son action : plutôt que d’éliminer les micro-organismes, il limite les mouvements et les fissures du bois, réduisant ainsi les conditions propices aux moisissures et assurant une protection durable.
Contrairement aux produits classiques, souvent toxiques et sujets au lessivage, cette solution est composée à 97,5 % d’eau et utilise des oxydes d’amines tertiaires, des composés à faible toxicité présents dans des produits du quotidien. En se liant directement à la structure du bois, le traitement pénètre jusqu’à trois millimètres sans procédés énergivores et réduit l’absorption d’humidité, limitant ainsi le gonflement et la fissuration à long terme.