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Québec, Région de biosphère de l’UNESCO : la contribution de nos étudiantes et étudiants

Carte région de biosphère de Québec

Crédit photo : Ville de Québec

Le 5 juin dernier, la Ville de Québec a obtenu le prestigieux statut de Région de biosphère de l’UNESCO, une reconnaissance qui témoigne de son engagement envers la protection de la biodiversité, le développement durable et l’innovation territoriale. Derrière cette réalisation collective se trouve le travail de nombreux partenaires, dont celui de nos finissants et finissantes du Baccalauréat en développement durable du territoire, qui ont contribué activement à cette démarche au cours des deux dernières années.
Dans le cadre du cours Projet intégrateur en développement durable du territoire, plusieurs équipes étudiantes ont été appelées à réaliser des projets de recherche appliquée en lien avec la Ville de Québec. Ces mandats leur ont permis de mettre en pratique les connaissances acquises tout au long de leur formation tout en répondant à des enjeux réels liés à l’aménagement du territoire, à la gouvernance et à la durabilité.

Réfléchir à la gouvernance de la future Région de biosphère

Parmi les projets réalisés, une équipe étudiante s’est penchée sur la question de la gouvernance territoriale et du développement durable dans le contexte de la future Région de biosphère urbanisée de la Ville de Québec.
Le mandat confié par la Ville de Québec consistait à enrichir la réflexion entourant l’élaboration d’un modèle de gouvernance innovant, inclusif et équitable pour soutenir la future région de biosphère. Un défi de taille puisque Québec aspirait alors à devenir la première région de biosphère aussi fortement urbanisée en Amérique du Nord, un statut nécessitant de concilier développement urbain, protection des milieux naturels et participation des acteurs du territoire.

Pour mener à bien leur démarche, l’équipe a réalisé un important travail d’étalonnage des modèles de gouvernance implantés dans d’autres régions de biosphère comparables. Ils ont également analysé des approches intégrant la participation des Nations autochtones ainsi que celle des jeunes, deux groupes dont l’implication est aujourd’hui reconnue comme essentielle dans les processus décisionnels liés au développement durable.

L’équipe a notamment comparé deux grands modèles organisationnels fréquemment utilisés dans la gestion des réserves de biosphère :
•    un modèle de gouvernance porté directement par les municipalités;
•    un modèle de gouvernance assuré par un ou plusieurs organismes à but non lucratif (OBNL).

Cette analyse comparative visait à identifier les meilleures pratiques observées ailleurs, à comprendre les défis associés à chacun des modèles et à déterminer les approches les plus adaptées à la réalité particulière de la Ville de Québec.

Analyser les expériences internationales pour mieux orienter la candidature de Québec

Une autre équipe étudiante a contribué à la démarche en réalisant une revue des régions de biosphère urbaines reconnues dans le cadre du programme sur l’Homme et la biosphère (Man and Biosphere – MAB) de l’UNESCO. Leur premier objectif consistait à dresser un portrait des expériences existantes à l’échelle internationale afin de mieux comprendre les facteurs ayant favorisé l’obtention de ce statut dans des contextes fortement urbanisés.

L’équipe a procédé à l’analyse de plusieurs candidatures et initiatives déjà reconnues par l’UNESCO, en s’intéressant notamment à leurs caractéristiques territoriales, à leurs mécanismes de gouvernance, à leurs stratégies de mobilisation des parties prenantes et aux actions mises en œuvre pour concilier conservation des milieux naturels et développement urbain.

Leur mandat visait également à identifier les forces et les faiblesses de la candidature de Québec à la lumière des expériences observées ailleurs. Cet exercice a permis de mettre en évidence plusieurs atouts du territoire, notamment la richesse de ses écosystèmes, la présence d'espaces naturels d’importance écologique à proximité du milieu urbain ainsi que la mobilisation de nombreux partenaires institutionnels, communautaires et scientifiques autour du projet.

L’équipe a aussi cherché à évaluer l’apport réel du statut de région de biosphère dans la protection et la conservation des milieux naturels. Le statut favorise notamment le développement de projets de conservation, renforce la collaboration entre les différents acteurs du territoire et contribue à accroître la visibilité internationale des initiatives locales de développement durable.

Les conclusions de cette étude ont alimenté la réflexion stratégique entourant la candidature de Québec et ont permis de mieux documenter les occasions et les défis associés à la gestion d’une région de biosphère dans un contexte urbain.

Une expérience formatrice et porteuse de retombées concrètes

Au-delà des résultats produits, ces projets ont permis aux étudiantes et étudiants du baccalauréat en développement durable du territoire de collaborer directement avec les équipes municipales et de contribuer à une réflexion stratégique d’envergure.
Les membres de l’équipe de gouvernance ont d’ailleurs souligné le caractère particulièrement enrichissant de cette expérience :

"Nous sommes heureux d’avoir eu l’opportunité de travailler sur ce projet stimulant afin de mettre en valeur les compétences acquises dans le cadre de notre parcours académique. Ce projet aura été enrichissant à plusieurs niveaux et les échanges entretenus avec les partenaires ont grandement nourri nos réflexions."

Ces collaborations illustrent parfaitement la vocation du Baccalauréat en développement durable du territoire : former des professionnels capables d’agir concrètement sur les enjeux contemporains de nos milieux de vie en travaillant avec une diversité d’acteurs et de partenaires.

Une expertise qui rayonne

L’obtention du statut de Région de biosphère de l’UNESCO représente une excellente occasion de mettre en lumière l’apport de nos finissantes et finissants. Grâce à leurs analyses, leurs recherches et leur capacité à travailler sur des problématiques complexes, ils ont contribué à l’avancement d’un projet structurant pour la région de Québec.

Leur participation constitue une manifestation tangible du caractère appliqué, collaboratif et engagé de la formation en développement durable du territoire. Elle démontre également toute la valeur de l’expertise développée par notre relève universitaire, appelée à jouer un rôle de premier plan dans la transition vers des territoires plus durables, résilients et inclusifs.

Par leur implication dans des mandats touchant à la gouvernance territoriale, à l’analyse comparative internationale et à la conservation des milieux naturels, ces étudiants ont participé à un projet dont les retombées dépassent largement le cadre universitaire. Leur contribution témoigne de la capacité de la relève à soutenir des initiatives porteuses et à participer activement à la construction d’un avenir durable pour la région de Québec et au-delà.

10 juillet 2026