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5 générations d’arpenteurs-géomètres

05 octobre 2015

Bellemare et Bellemare arpenteurs-géomètres, c’est une histoire de famille qui dure depuis bientôt 140 ans. Fondée par Joseph-Narcisse Gastonguay en 1876, la firme a vu passer cinq générations d’arpenteurs-géomètres, dont plusieurs formés à l’École d’arpentage de l’Université Laval, elle aussi fondée par M. Gastonguay.

Le pionnier et ses descendants 
Lorsqu’il parle de son métier, une grande fierté habite Gilles Bellemare (Arpentage 1979), associé de l’entreprise familiale. Et pour cause: il représente la quatrième génération d’arpenteurs-géomètres de la famille, tout comme sa sœur Claire (Géomatique 2002), aussi associée de l’entreprise, et son frère Paul (Arpentage 1977), maintenant retraité. Gilles, Claire et Paul Bellemare ont été précédés dans l’entreprise par plusieurs arpenteurs-géomètres de renom, dont leur père, Toussaint Bellemare (Foresterie et géodésie 1945), leur grand-père, Louis Giroux, et leurs grands-oncles Gastonguay. Quant à leur arrière-grand-père, Joseph-Narcisse Gastonguay, il est un pionnier reconnu de l’arpentage, qui a marqué l’histoire du Québec et, sans aucun doute, celle de sa famille.

Membre fondateur et par la suite président de ce qu’on connaît aujourd’hui sous le nom de l’Ordre des arpenteurs-géomètres du Québec, Joseph-Narcisse Gastonguay a également été ingénieur en chef et directeur des travaux de colonisation au ministère québécois de la Colonisation, en 1895. Son souci de faire avancer la profession et son désir de former des arpenteurs instruits l’amènent à fonder, en 1907, l’École d’arpentage de l’Université Laval, où il agit à titre de professeur et de directeur. C’est le début de l’enseignement universitaire de l’arpentage au Québec et au Canada; le Département des sciences géomatiques, appellation moderne de l’École, reste le seul lieu de formation de niveau universitaire en arpentage au Québec. En 2007, une plaque à son nom a été posée dans l’entrée du pavillon Abitibi-Price. On avait déjà honoré sa mémoire en nommant «Joseph-Narcisse-Gastonguay» un lac, situé dans le Nord-du-Québec, et un canton, en Gaspésie.

Pour la suite du monde 
Gilles Bellemare ne cache pas sa grande reconnaissance pour la formation de qualité qu’il a reçue lors de son passage sur le campus. Il se rappelle le grand dévouement des enseignants et leur compétence, toujours au service des étudiants, et même des diplômés. Il garde d’ailleurs un lien constant avec le personnel de l’École que son aïeul a fondée, avec qui il échange parfois des informations. «N’importe quand, je peux appeler un professeur pour lui exposer un problème d’arpentage; à l’occasion, c’est l’un ou l’autre qui fait appel à mon expertise, qui veut connaître ma vision», témoigne-t-il. Avec les changements technologiques majeurs qu’a connus la pratique de l’arpentage, le diplômé doit faire preuve d’une grande capacité d’adaptation et de créativité quand il a besoin de résoudre un problème, une habileté qu’il attribue à sa formation universitaire.

L’arpentage est un réel mode de vie pour M. Bellemare. Ce qui l’a jadis amené à suivre la trace de ses prédécesseurs, c’est la grande liberté qu’avait son père, à la fois très présent pour ses enfants et arpenteur-géomètre accompli. En adoptant la même vision, il pense avoir transmis sa passion à son fils, Guillaume Bellemare, présentement étudiant en géomatique à l’Université Laval. Le jeune arpenteur-géomètre en devenir travaille déjà pour l’entreprise familiale comme technicien, durant la saison chaude, et contribuera certainement à écrire les chapitres suivants de cette riche histoire de famille.

Tiré du magazine Contact des diplômés de l'Université Laval

Par Eva Canac Marquis Dumas

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Des professeurs de la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique se démarquent!

02 octobre 2015

Trois professeurs de la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique ont obtenu différentes reconnaissances pour leurs accomplissements. Par leurs travaux, leur contribution et leur passion, ils ont chacun à leur façon fait rayonner nos secteurs.

M. Michel Beaudoin, professeur retraité du Département des sciences du bois et de la forêt nommé Professeur émérite de l’Université Laval, le jeudi 24 septembre 2015

Si l'Université offre le seul programme de baccalauréat coopératif en génie du bois au Québec, c'est grâce à lui. Pendant plus de trente ans, M. Michel Beaudoin a développé, puis dirigé ce programme. Sa passion pour le secteur forestier a aussi donné naissance à un important partenariat de recherche avec Forintek (maintenant FPInnovations). Comme si ce n'était pas assez, il a occupé différentes fonctions de gestion au sein de la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique.

M. Éric Bauce, vice-recteur exécutif et au développement ainsi que professeur au Département des sciences du bois et de la forêt nommé Ingénieur forestier de l’année par l’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec, le jeudi 24 septembre 2015

Le titre d’Ingénieur forestier de l’année est décerné à un membre de l’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec pour souligner sa contribution exceptionnelle au développement et à la promotion de la profession d’ingénieur forestier. Le ou la récipiendaire a accompli un acte méritoire remarquable dans les sphères d’activités de la profession au cours des 24 derniers mois. Cette année, l’Ordre a choisi de décerner le titre d’Ingénieur forestier de l’année à M. Éric Bauce, ing.f., Ph.D.

En novembre dernier, un groupe de chercheurs, incluant M. Bauce, a publié une découverte majeure pour la protection des forêts, soit la découverte d’un gène de résistance à la tordeuse des bourgeons de l’épinette dans le génome de l’épinette blanche. Cette découverte signifie qu’on pourrait créer des peuplements d’épinettes blanches présentant une moins grande vulnérabilité à la tordeuse. En mars dernier, M Bauce a reçu un doctorat honorifique en sciences et technologie de l’Université de Bordeaux afin de souligner sa contribution exceptionnelle à l’entomologie et son implication dans les campus durables. Le laboratoire d’entomologie de l’Université Laval dirigé par M. Bauce est le plus important centre de recherche sur l’alimentation des insectes en Amérique du Nord. M. Bauce a également un dossier de publications fort imposant : il est auteur ou coauteur de plus de 300 articles, dont près de 150 dans des journaux scientifiques avec comité de lecture.

Malgré son emploi du temps très chargé en tant que vice-recteur exécutif et au développement de l’Université Laval, M. Bauce a maintenu ses activités d’enseignement et de recherche. Il continue donc de contribuer à la formation de la relève à notre profession.

M. Michel Allard, professeur au Département de géographie récipiendaire la Médaille polaire décernée par le Gouverneur général du Canada, le 8 juillet 2015, à Whitehorse

M. Michel Allard, professeur au Département de géographie et chercheur au Centre d'études nordiques, est l'un des récipiendaires de la Médaille polaire décernée par le Gouverneur général du Canada. Remise pour la première fois cette année, cette distinction récompense les personnes qui ont accru de façon marquante la compréhension des communautés nordiques du Canada et de leurs habitants ou qui se sont employées à en faire la promotion. Depuis 1975, M. Michel Allard étudie les répercussions de la fonte du pergélisol sur l'environnement naturel et sur les infrastructures nordiques, au Nunavik et au Nunavut. Ses travaux ont aussi porté sur la vulnérabilité des communautés inuites du Nunavut au réchauffement climatique et sur l'élaboration de stratégies d'adaptation.

Encore une fois, félicitations à tous!

La direction de la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique.

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Éric Bauce nommé ingénieur forestier de l'année

02 octobre 2015

Le titre d’« Ingénieur forestier de l’année » est décerné à un membre pour souligner sa contribution exceptionnelle au développement et à la promotion de la profession d’ingénieur forestier. Le ou la récipiendaire a accompli un acte méritoire remarquable dans les sphères d’activités de la profession au cours des 24 derniers mois. 

Cette année, l’Ordre a choisi de décerner le titre d’« Ingénieur forestier de l’année » à monsieur Éric Bauce, ing.f., Ph.D.

En novembre dernier, un groupe de chercheurs, incluant M. Bauce, a publié une découverte majeure pour la protection des forêts, soit la découverte d’un gène de résistance à la tordeuse des bourgeons de l’épinette dans le génome de l’épinette blanche. Cette découverte signifie qu’on pourrait créer des peuplements d’épinettes blanches présentant une moins grande vulnérabilité à la tordeuse.

En mars dernier, M Bauce a reçu un doctorat honorifique en sciences et technologie de l’Université de Bordeaux afin de souligner sa contribution exceptionnelle à l’entomologie et son implication dans les campus durables. Le laboratoire d’entomologie de l’Université Laval dirigé par M. Bauce est le plus important centre de recherche sur l’alimentation des insectes en Amérique du Nord. M. Bauce a également un dossier de publications fort imposant : il est auteur ou coauteur de plus de 300 articles, dont près de 150 dans des journaux scientifiques avec comité de lecture.

Malgré son emploi du temps très chargé en tant que vice-recteur exécutif et au développement de l’Université Laval, M. Bauce a maintenu ses activités d’enseignement et de recherche. Il continue donc de contribuer à la formation de la relève à notre profession.

C’est donc avec grand plaisir que l’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec remet à M. Bauce la «Distinction d’ingénieur forestier de l’année» 2015.

Source et crédit photo: OIFQ