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Des étudiants en géographie et en géomatique de la Faculté remportent un concours cartographique

27 novembre 2020

Un des moments phares de la Journée SIG – Université Laval était le quatrième concours cartographique. Vingt étudiantes et étudiants issus de quatre facultés y ont participé. Ils sont inscrits à l’un ou l’autre des trois cycles d’enseignement dans des disciplines aussi variées que la géomatique, la géographie, le génie civil, l'aménagement du territoire et le développement régional, l'architecture, les arts visuels, la littérature ou les arts de la scène et de l’écran.

Le comité d’évaluation a décerné le premier prix à Sarah-Ève Bouffard (baccalauréat en géographie) et Maude Larivière (baccalauréat en géographie) pour leur projet Température moyenne au mois d’octobre 2019 au Canada. Les températures sont recensées à l’échelle du pays. La carte permet de voir les différences entre les températures estimées et les températures ressenties selon l’emplacement.

Simon Herbinia (baccalauréat en sciences géomatiques) a obtenu le deuxième prix pour son projet Sentiers de Limbour - hiver 2020. Il s’est inspiré du terrain derrière son quartier résidentiel, à Gatineau. Ce terrain est utilisé par les citoyens comme parc naturel pour y promener leur chien, faire de la raquette ou du vélo à pneus surdimensionnés (fat bike) en hiver.

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Lutte contre les changements climatiques et gestion de la forêt québécoise.

25 novembre 2020

Évelyne Thiffault, Éric Bauce et Luc Bouthillier ont écrit sur un des enjeux importants du secteur forestier. Au cours des derniers mois, des analystes, des observateurs ou des militants, dont Richard Desjardins et Henry Jacob (Le Journal de Montréal, 13 novembre 2020), ont traité de divers enjeux concernant la gestion de la forêt québécoise.

"Selon nous, au-delà des «bons coups» déjà accomplis (amélioration des méthodes de calcul de la possibilité forestière, établissement d’aires protégées, etc.) et des défis qui demeurent au sein du monde forestier (restauration de la productivité de nos forêts feuillues du sud, amélioration de la qualité de vie et des conditions de travail des travailleurs forestiers, etc.), il devient urgent de s’attaquer de manière plus forte à la plus grande menace pour nos forêts et la planète: les changements climatiques. Sans vouloir minimiser, par ailleurs, l’importance d’autres enjeux, nous pensons que nos forêts sont beaucoup plus menacées par les changements climatiques que par les activités des différents utilisateurs de nos forêts.

Science

Nous devons donc, en tant qu’acteurs vivant sur un immense territoire forestier, reconnaître non seulement le fait que nos forêts peuvent être de puissants outils de lutte contre les changements climatiques, mais qu’il est aussi dans notre intérêt collectif de mettre notre foresterie en action pour contrer ces mêmes changements climatiques. En fait, sur le plan scientifique, de plus en plus d’études nous indiquent que les changements climatiques constituent une forte menace pour nos forêts. Pensons, entre autres, aux résultats tirés de modèles qui prédisent une augmentation sans précédent des feux de forêt, tant sur le plan de leur intensité que sur celui de la fréquence. Dans le contexte actuel, nos stratégies d’aménagement forestier devront désormais, elles aussi, être élaborées pour lutter contre les changements climatiques.

Concrètement, il est urgent, selon nous, d’agir en utilisant nos forêts et les produits forestiers pour séquestrer et stocker le carbone. La plantation d’arbres en est un exemple, mais nous savons que dans la forêt boréale, ses effets bénéfiques sur notre bilan carbone ne sont pas universels pour tous les types de sites (en raison, notamment, du changement d’albédo de surface causé par le boisement), qu’ils ne sont pas non plus instantanés et qu’ils prennent plusieurs années avant de se concrétiser. Concrètement encore, il est aussi urgent de se mobiliser et d’agir en ce qui a trait à l’intégration des produits du bois dans nos multiples projets de construction et à la gestion de nos biens de commodité. Ce faisant, nous pourrons améliorer notre bilan carbone tout en poursuivant, par ailleurs, le travail requis en matière d’innovation et de réglementation.

Développement

En somme, dans le contexte actuel, nous ne pouvons qu’inviter les personnes qui s’intéressent à notre patrimoine forestier à se joindre à nous et à le considérer comme un outil incontournable et indispensable de développement durable et de lutte contre les changements climatiques. Dans le même ordre d’idées, il convient aussi de rappeler que la société québécoise est une société qui doit une bonne partie de son développement à la forêt, à l’eau et au travail de ses citoyennes et citoyens.

Éric Bauce Ph. D.
Professeur titulaire, Université Laval
Commissaire à la Commission Coulombe (2003-2004)

Évelyne Thiffault Ph. D.
Professeure agrégée, Université Laval

Luc Bouthillier Ph. D.
Professeur titulaire, Université Laval

Pour consulter le texte paru dans le Journal de Québec.

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Création de la Chaire de recherche sur l’arbre urbain et son milieu: partenariat entre l'Université Laval et la Ville de Québec

12 novembre 2020

L’Université Laval et la Ville de Québec annoncent la création de la Chaire de recherche sur l’arbre urbain et son milieu. Cette chaire aura pour mandat de développer des connaissances et de concevoir de nouvelles méthodes et outils de conservation et d’intégration de l’arbre en milieu urbain. Elle est rendue possible grâce à une contribution financière de 2 M$ sur cinq ans de la Ville de Québec.

La Chaire sera codirigée par deux professeurs de la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique de l’Université Laval : Alison D. Munson, professeure en aménagement écosystémique et spécialiste des relations sol-plantes, et Jean-Claude Ruel, professeur en sylviculture et en foresterie urbaine.

Un premier objectif de la Chaire sera d’évaluer les effets de différentes approches de protection des arbres matures lors de l’implantation d’infrastructures majeures. « Nous voulons entre autres déterminer quelles sont les façons de faire qui protègent le plus efficacement les systèmes racinaires des arbres avoisinants lors de la mise en place d’infrastructures, afin de pouvoir proposer une approche intégrée qui fasse appel aux meilleures pratiques disponibles », explique Jean-Claude Ruel.

Un autre objectif important de la Chaire sera d’identifier les facteurs qui influencent la survie des nouvelles plantations en milieu urbain. « Tout objectif d’augmentation de la canopée urbaine passe nécessairement par la réalisation de nouvelles plantations », rappelle Alison D. Munson. « Malheureusement, les mécanismes qui sous-tendent la survie et la croissance des nouvelles plantations en milieu urbain demeurent relativement peu documentés. C’est une lacune que nous souhaitons combler en portant une attention particulière à la qualité et à la santé des sols, qui sont des éléments souvent peu considérés dans les programmes de gestion de la canopée urbaine. »

« Je suis très heureux qu’un partenariat de recherche très prometteur pour l’avenir de notre ville se soit concrétisé avec l’Université Laval, mentionne le maire de Québec, Régis Labeaume. Notre volonté est d’aller encore plus loin que ce que propose déjà la Vision de l’arbre 2015-2025 de la Ville de Québec en matière de gestion de la forêt urbaine, particulièrement dans le cadre de chantiers majeurs d’infrastructures. Les travaux de la Chaire contribueront à la vision à long terme de la gestion de notre canopée en améliorant, notamment, nos connaissances sur la protection et la pérennité de nos arbres. »

« Les arbres nous rendent de précieux services, notamment en luttant contre les îlots de chaleur et en améliorant la qualité de l’eau et de l’air, déclare la rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours. Faire de la place aux arbres dans une ville, c’est améliorer la santé durable de toute la population. Mais encore faut-il se donner des conditions gagnantes pour y arriver. Cette chaire que nous inaugurons aujourd’hui, dont les objectifs s’arriment parfaitement aux orientations du plan stratégique de l’Université Laval, contribuera à créer ces conditions gagnantes en proposant des réponses concrètes à celles et à ceux qui travaillent sur le terrain. »

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Source :

Simon La Terreur
Relations médias
Université Laval
418 803-8814
simon.laterreur@dc.ulaval.ca

Consultez également le communiqué complet de la Ville de Québec

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Nouveau projet CRSNG Alliance sur la migration assistée des essences

05 novembre 2020

Félicitations à Alison Munson (FFGG, Université Laval) et à Patricia Raymond (MFFP) qui ont reçu un financement du programme CRSNG Alliance pour leur projet «If you build it, will they come?», qui évalue les impacts écologiques et sociaux de la migration assistée des essences en forêt mixte tempérée. Le projet innove en combinant un contexte de mise en œuvre opérationnelle (coupe partielle, contrôle de la végétation compétitrice, exclos contre les grands herbivores) avec la plantation mixte de provenances de régions plus méridionales (selon des analogues du climat 2050 et 2080, et climat actuel) ainsi que les essences du sud du Québec (9 essences au total). Outre les deux chercheuses principales, cette équipe regroupe: Jean-Pierre Tremblay, Jean-François Bissonnette, Marc Mazerolle, Louis Bernier de l’Université Laval, deux chercheurs de l’USDA Forest Service : Alex Royo et Christel Kern, Emmanuel Corcket de l’Université de Bordeaux (supervision de co-tutelle), et Mathieu Bouchard, Catherine Périé, Sylvie Carles, Marie-Andrée Vaillancourt, Daniel Dumais, Jean-David Moore et Yves Gauvreau du MFFP. Quatre nouvelles ressources étudiantes de 2e et 3e cycle (incluant Thaìs da Silva Reis Prado, Julia Brahim, Felipe Jovani Moreira) vont étudier les aspects d’acclimatation par approche des traits clés; les relations trophiques; le microbiome des semis plantés, et l’acceptabilité sociale des scénarios sylvicoles intégrant la migration assistée.