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La plus grande forêt d'enseignement au monde

04 novembre 2016

Seul établissement à former les ingénieurs forestiers au Québec, l'Université Laval mise sur un atout de taille : la plus grande forêt d'enseignement et de recherche au monde. Située près de l'autoroute Laurentienne, entre Québec et Chicoutimi, la forêt Montmorency est passée de 66 km2 à 412 km2 au printemps 2014. « Depuis avril 2013, la nouvelle loi forestière prévoit de nouveaux modes de gestion, souligne Hugues Sansregret, directeur des opérations à la forêt Montmorency. Mais malgré les 16 forêts d'enseignement au Québec, on n'avait pas de dispositif pour tester et enseigner ces modèles. On avait besoin de plus d'espace. »

L'endroit crée des images claires dans la tête des étudiants au baccalauréat, à la maîtrise et au doctorat. « Quand on parle d'harmonisation des usages en prévoyant des coupes forestières, on peut illustrer comment exploiter les ressources naturelles en respectant l'écosystème, dit M. Sansregret. On comprend aussi qu'on ne peut pas gérer une forêt publique sans se soucier des chasseurs, des pêcheurs, des villégiateurs et des membres des Premières Nations. »

Les étudiants passent souvent des demi-journées en forêt pour récolter des données qu'ils traiteront le lendemain en classe. Ils doivent aussi y faire des stages pratiques. « On leur donne un morceau de forêt de quelques kilomètres carrés et ils doivent faire un travail de génie en planification».

[...] Au-delà des études et des cours offerts dans la nature, la forêt Montmorency génère une multitude de cas pour les étudiants en génie forestier. À l'Université Laval, trois spécialisations sont offertes au bac. La première : l'aménagement et l'environnement forestiers. « Les étudiants apprennent à poser un diagnostic et à prescrire des interventions pour que la forêt donne les produits attendus (bois de sciage, pâtes et papier, etc.) à moyen et long termes », explique Nancy Gélinas, vice-doyenne aux études. De leur côté, les bacheliers en opérations forestières sont impliqués dans les travaux sylvicoles commerciaux, de la construction de routes à la gestion de machinerie en forêt, afin de réduire les impacts environnementaux. Ceux qui s'orienteront en génie du bois travailleront en usine afin d'optimiser les procédés.

Ces trois formations mènent au titre d'ingénieur forestier, mais elles sont encore confondues avec la profession de bûcheron et les autres formations du domaine forestier.

Lisez la suite de l'article de Samuel Larochelle sur La Presse du 3 novembre 2016.

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