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Conserver la nature à l’échelle d’un continent

09 février 2017

Depuis les années 1930, un système de gouvernance canado-américain conserve les terres humides de l'Ouest canadien au bénéfice de la sauvagine. 2017 marquera le centième anniversaire de l’entrée en vigueur, au Canada, de la Convention pour la protection des oiseaux migrateurs. Selon le professeur Matthew Hatvany, du Département de géographie, il s’agit encore aujourd’hui d’une des plus importantes législations sur la préservation de la nature en Amérique du Nord. «Cette loi découlait d’un traité canado-américain signé en 1916, explique-t-il. Le traité deviendra loi aux États-Unis en 1918. Pour la première fois, une loi sur la conservation de la nature allait influencer tout le continent. C’était vraiment avant-gardiste parce que l’on reconnaissait l’importance des terres humides que les oiseaux migrateurs, en particulier les canards, les oies et les bernaches, recherchent dans leurs migrations vers le nord, en été, et vers le sud, en hiver, soit les aires de reproduction canadiennes et les aires hivernales américaines.»

Mais la législation fut insuffisante. Dans les années 1930, on observa un important déclin des populations. «Pour assurer l’avenir de la sauvagine, dit-il, il était nécessaire de mettre en place une stratégie de conservation de la nature. Le projet de l’ONG américaine Ducks Unlimited, fondée par des chasseurs, et de son organisation soeur Ducks Unlimited Canada allait s’avérer la solution.»

C’est un passionnant récit, celui de la conservation réussie de vastes aires de reproduction de la sauvagine de l’Ouest canadien, qu’a raconté le professeur Hatvany, le 26 janvier, au pavillon Charles-De Koninck. Cette histoire fait actuellement l’objet d’une publication dans la revue savante The Canadian Geographer / Le géographe canadien. «À l’ère de l’Anthropocène et des histoires pessimistes concernant l’avenir de l’environnement, indique-t-il, la conservation de la sauvagine représente une histoire plutôt positive et un exemple de développement durable qui intègre l’environnement, la société et l’économie.»

Lire la suite de l'article de Jean Hamann, paru dans Le Fil, journal de la communauté universitaire

crédit photo: Matthew Hatvany

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