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Migrations printanières: la réponse des oiseaux au réchauffement climatique n'est pas unidirectionnelle

04 juin 2021

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, le réchauffement climatique observé au cours des dernières décennies n'a pas eu un effet unique et unidirectionnel sur les migrations printanières des oiseaux dans nos régions. La moitié des espèces aurait maintenu le même calendrier de migration. Dans l'autre moitié, le nombre d'espèces qui migrent plus tôt est comparable au nombre d'espèces qui migrent plus tard.

C'est ce que rapportent le professeur du Département des sciences du bois et de la forêt de l'Université Laval, André Desrochers, et les étudiants-chercheurs Pierre-Alexandre Dumas, du même département, et Andra Florea, de l'UQAR, dans une prépublication diffusée sur BioRxiv

Pour faire cette démonstration, l'équipe a utilisé des données contenues dans eBird et dans ÉPOQ, deux bases de données qui rassemblent les signalements d'oiseaux effectués par des ornithologues amateurs. Leurs analyses, qui ont porté sur 152 espèces migratrices observées au Québec entre le 1er mars et le 10 juin, pour la période allant de 1970 à 2020, reposent sur quelque 3,9 millions de signalements d'oiseaux.

Les espèces étudiées ont été regroupées en trois catégories: celles qui nichent dans l'Arctique, le biome considéré comme le plus durement touché par les changements climatiques, celles dont les migrations sont relativement courtes (elles passent l'hiver au nord du golfe de Mexico), et celles faisant de longues migrations (elles passent l'hiver en Amérique centrale ou en Amérique du Sud), excluant les espèces qui nichent dans l'Arctique.

Lisez l'article complet sur Ulaval nouvelles par Jean Hamman

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